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AIDE

Occupy Wall Street

Ce webdocumentaire présente quatre entretiens vidéos et un diaporama photo sur le mouvement Occupy Wall Street.

Chaque thématique s’ouvre sur une photo plein écran, qui est accompagnée d’un texte et d’une vidéo accessible en cliquant sur l’onglet “info+”, situé en haut et à droite de la photo principale. Pour lancer les vidéos, il suffit de cliquer sur la vignette positionnée sous le texte.

Vous pouvez naviguer librement dans chaque thématique en cliquant sur les photos correspondantes en bas de l’écran.

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CREDITS PHOTO

Renaud Ceccoti

CREDITS VIDEO

Renaud Ceccoti

Occupy Wall Street

Inégalités sociales, récession, spéculation immobilière, endettement… L’Amérique de 2011 ressemble beaucoup à celle de 1929. Les banques y sont tout aussi puissantes, les très riches détiennent même une plus grande partie des richesses du pays... C’est en tous cas le constat de Robert Cohen, professeur d’histoire des mouvements sociaux à la New York University (NYU). Un constat qu’il partage avec le mouvement des «Occupy Wall Street».

Comme à l’époque de la Grande Dépression, les révoltés de 2011 comptent dans leurs rangs des sans-abris, des sans-emplois et tous ceux qui croulent sous les dettes et n’arrivent pas à rembourser leurs prêts immobiliers, leurs études ou tout simplement leurs cartes de crédit… Ensemble, ils réclament des réformes urgentes et un changement en profondeur du régime économique dans lequel est empêtré l’Amérique.

Pour lancer l'interview vidéo de Robert Cohen, cliquer sur la vignette.

<iframe frameborder="0" width="780" height="439" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmt2sy?logo=0&autoPlay=1"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xmt2sy_robert-cohen_news" target="_blank">Robert Cohen</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Mediapart" target="_blank">Mediapart</a></i>

Joan Baez, Graham et Nash, Pete Seeger… On ne compte plus les anciens de Woodstock à venir chanter pour les Occupy Wall Street… Le mouvement des droits civiques, celui contre la guerre du Vietnam, les révoltes étudiantes, l’émergence des féministes… Les années 1960-1970 représentent pour la gauche américaine une période dorée qui jalonne l’activisme actuel, marqué aussi par le mouvement de Seattle et son opposition à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) à la fin des années 90.

Mais pour Todd Gitlin, professeur à l’université Columbia, ancien président en 1963 des Etudiants pour une société démocratique et auteur de Lettres à un jeune activiste, OWS a su se démarquer de ses aînés par son caractère non violent et sa popularité. De l’art de rendre hommage tout en s’affranchissant des erreurs du passé…

Pour lancer l'interview vidéo de Todd Gitlin, cliquer sur la vignette.

<iframe frameborder="0" width="780" height="439" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmufib?logo=0&autoPlay=1"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xmufib_todd-gitlin_news" target="_blank">Todd Gitlin</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Mediapart" target="_blank">Mediapart</a></i>

Pendant près de deux mois, Occupy Wall Street s’est caractérisé aux yeux des gens par ses tentes et ses tambours. Avant qu’elle ne soit «nettoyée» par le maire de New York, Michael Bloomberg, officiellement pour des raisons sanitaires et de dangerosité, cette petite ville éphémère avait trouvé son organisation et son rythme de vie. Une cantine pour cuisiner les denrées envoyées par les sympathisants, un service de sécurité, une brigade de nettoyage, des générateurs électriques reliés à des vélos, un coin de méditation et de prière œcuménique… Et bien sûr de quoi dormir et discuter…

Zuccotti Park, rebaptisé place de la Liberté, attirait les touristes et avec eux les vendeurs ambulants. C’était surtout le point de ralliement des artistes, des chanteurs engagés et bien sûr des révoltés du système économique. Le tout à deux pas du taureau menaçant de Wall Street…

Pour lancer le diaporama, cliquer sur la vignette.

<iframe frameborder="0" width="780" height="439" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmusdq?logo=0&autoPlay=1"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xmusdq_diaporama_news" target="_blank">diaporama</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Mediapart" target="_blank">Mediapart</a></i>

La crise économique a commencé officiellement en 2008. Celle des subprimes et du dégonflement de la bulle immobilière peut être, le boom des matières premières très certainement, l’inflation à n’en pas douter… Mais la faillite du système financier à la base de la politique de dérégulation et du libre marché a connu des soubresauts bien antérieurs.

Pourquoi donc Occupy Wall Street a connu cet essor si rapide à l’automne 2011 et pas avant ? Certes les révoltes du printemps arabe et le mouvement des Indignés espagnols ont donné le ton. Mais pour Matt Sky, un des «occupants» du parc Zuccotti, l’étincelle américaine se trouverait peut être dans le psychodrame du plafond de la dette, en aout dernier, quand le Congrès républicain a refusé la moindre concession concernant l’impôt des plus riches. Un tournant pour beaucoup de manifestants qui n’ont pas supporté d’être les seuls à se serrer la ceinture…

Pour lancer l'interview vidéo de Matt Sky, cliquer sur la vignette.

<iframe frameborder="0" width="780" height="439" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmuoda?logo=0&autoPlay=1"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xmuoda_matt-sky_news" target="_blank">Matt Sky</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Mediapart" target="_blank">Mediapart</a></i>

L’évacuation de Zuccotti Park a fait des heureux à droite. Les tabloïds new yorkais, dont le New York Post de Rupert Murdoch, savourent la «défaite» des «animaux du Zoo-Cotti ». L’un des principaux candidats à la primaire républicaine, Newt Gingrich, leur conseille de «se mettre au travail et d’aller prendre un bain»…

Pourtant Occupy Wall Street n’est pas mort. Une marche sur Washington, des réquisitions d’immeubles vides… De nouvelles méthodes d’action ont vu le jour. Kevin Sheneberger, membre influent d’OWS, est même content de ce renouveau qui a poussé les manifestants à se réinventer un mode de fonctionnement et d’aller chercher des nouveaux sympathisants plutôt que de se contenter d’amuser les touristes ou pire d’hiberner pendant les frimas. Le mouvement n’est pas mort et entend bien peser sur l’élection de 2012…

Pour lancer l'interview vidéo de Kevin Sheneberger, cliquer sur la vignette.

<iframe frameborder="0" width="780" height="439" src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xmuszu?logo=0&autoPlay=1"></iframe><br /><a href="http://www.dailymotion.com/video/xmuszu_kevin-sheneberger_news" target="_blank">Kevin Sheneberger</a> <i>par <a href="http://www.dailymotion.com/Mediapart" target="_blank">Mediapart</a></i>