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De QUOI JR EST-IL LE BLAZE? : 60 MINUTES AVEC L'ARTISTE

Par  Hugo Vitrani

Ce webdocumentaire présente 6 entretiens vidéos exclusifs avec l'artiste JR, et un diaporama photo en bonus.

Chaque thématique s’ouvre sur une photo plein écran, qui est accompagnée d’un texte et d’une vidéo accessible en cliquant sur l’onglet “info+”, situé en haut et à droite de la photo principale. Pour lancer les vidéos, il suffit de cliquer sur la vignette positionnée sous le texte.

Vous pouvez naviguer librement dans chaque thématique en cliquant sur les photos correspondantes en bas de l’écran.

 

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CREDITS PHOTO

JR / Hugo Vitrani

CREDITS VIDEO

JR / Hugo Vitrani

De QUOI JR EST-IL LE BLAZE? : 60 MINUTES AVEC L'ARTISTE

 

Colleur d'affiches? Photographe? L'artiste JR cadre au 28 mm. Avec ses portraits d'une génération JR photographie les habitants de la cité des Bosquets (93) pour les coller sauvagement dans le quartier. Illégales, certaines photos seront karcherisées, illustration parfaite de la formule de Sarkozy. En 2005 ces portraits XXL se retrouveront en arrière plan du soulèvement des banlieues. En réaction au traitement médiatique des émeutes JR retourne photographier les habitants de la cité en leur demandant de jouer leur propre caricature pour les coller ensuite dans les quartiers chics de Paris. Si ce projet a fait la Une de NY Times, c'est avec Face2Face (2005) que JR deviendra internationalement célèbre. Au Proche-Orient, il photographie Israéliens et Palestiniens exerçant le même métier. Les portraits déformés se font alors des grimaces et le rire appaise les tensions. En témoigne l'œuvre réunissant un rabbin, un imam et un curé hilares, collés sur le mur de séparation. 

 

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Loin des écoles d'art, JR a fait ses armes dans la rue en photographiant ses potes adeptes des virées nocturnes pour taguer Paris. Les galeries n'exposent pas encore de graffiti alors JR organise ses Expos de rue (2001): il colle par série des tirages A3 sur les murs, un trait au fat cap coulant et partant en fumée en guise de cadre. La technique est encore intuitive et les sujets se font au gré des rencontres et des amitiés (de Rol.K à Zoxea, Katsumi, des Unes du magazine Graff It à la clique de Kourtajmé). Depuis JR a multiplié ses projets monumentaux tout en  imposant son indépendance. Refusant tout mécénat, ses projets sont autofinancés par la vente de ses oeuvres. Présent dans les galeries, musées et salles de vente, l'artiste conserve pourtant son anonymat et se cache derrière les lettres JR, ses Ray-ban et ses chapeaux. 

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Si l'oeuvre XXL de JR est principalement extérieure, l'artiste squatte aussi les galeries et les musées prestigieux. Produit par Lazaridès (ex-marchand de Banksy), Magda-Danysz (pour la Chine) et aujourd'hui Emmanuel Perrotin, JR veille fermement à ne pas se faire happer par le marché de l'art. Si les prix de ses oeuvres sont élevés, JR fuit la spéculation et ne vend pas à qui veut ses portraits le plus souvent noir et blanc, collés sur bois ou froissés. 

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En 2008 JR a mis une claque visuelle au milieu de l'art en recouvrant les maisons de la favela Morro da Providencia (Rio) avec les portraits des habitants. L'installation monumentale révèle les visages de ces habitants mis de cotés. Les regards surgissent alors des architectures façon système D et fixent soudainement ces villes périphériques qui les ignorent. Avec  Unframed Project (2010), JR revisite l'histoire de la photographie en détournant des photos de Capa, Helen Levitt, etc. qu'il met en situation et recadre pour détourner leur sens. En témoigne son collage d'une photo d'un minaret de 40 mètres de haut en plein coeur de la Suisse alors qu'un débat sur l'interdiction de la construction de nouveaux minarets attisait les tensions.

Les tensions, on les retrouve dans le projet Women (2008). "En temps de paix les femmes sont discriminées. En temps de guerre elles sont les cibles". Brésil, Cambodge, Inde, Kenya: pendant 3 ans JR est allé à la rencontre de ces femmes qui ne se laissent pas abattre. 

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Après ses collages illégaux en Chine (2010), JR est rentré en France pour la sortie en salle de Women are Heroes (2011), son premier long métrage sélectionné à Cannes. Ce projet a conduit JR et son équipe pendant trois ans dans une favela de Rio (aout 2008), un bidonville du Kenya (février 2008), en Inde (mars 2008) et au Cambodge (mars 2009) . «En temps de paix, les femmes sont discriminées. En temps de guerre, elles sont des cibles.» A la manière d'un tireur argentique, JR révèle l'énergie de ces femmes tragiques qui passent des larmes aux rires sur les murs des villes – et maintenant sur les écrans de cinéma – toujours à très grande échelle. Victimes des guerres, de viols collectifs par des militaires, de mariages forcés ou d'expropriations par la force de leurs logements... JR fait parler ces femmes détruites par la violence et la misère, et pourtant pleines d'espoir et de vie, les regards vers l'avenir. Mediapart revient sur l'histoire de ce film qui a failli ne pas voir le jour, et diffuse en exclusivité des extraits.

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Avec Wrinkles of the City JR s'attaque à la mémoire des villes. Le collage des portraits de personnes âgés sur des architectures abimées, décomposées, parfois en friches, provoque une rencontre des fissures et des rides. Après Carthagène et Shanghai, JR a dévisagé Los Angeles (février 2011). Sa série de portraits monumentaux révèle ici la part d'ombre de la ville du strass et des paillettes. Musculation, botox et hollywood dream: les rides et les traces du temps qui passe doivent disparaître, la jet set fait fantasmer. Pourtant L.A brille par sa pauvreté, ses destins brisés, son individualisme et ses gangs. "Embedded" pendant une dizaine de jours avec JR, Mediapart revient sur ces jours où JR a recouvert la ville de ses collages (jusqu'à la façade du Moca où il était exposé), avant de recevoir officiellement son TED Prize inaugurant Inside Out, un vaste projet d'art participatif qui mènera l'artiste en Tunisie pendant les révolutions arabes (mars 2011). 

 

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Photographe puis colleur d'affiche, avec Inside Out -son vaste projet d'art participatif lancé en 2011- JR est devenu imprimeur.

Printemps arabe, reconnaissance espérée de l'Etat palestinien, Indignés israéliens… En plein coeur des luttes contemporaines -alors que le peuple était dans les rues de Tel-Aviv, Haïfa, Bethléem et Ramallah- JR a installé des cabines photographiques révélant les visages des Indignés longtemps restés dans l'ombre. Façon photomaton XXL, plus d'un millier de portraits étaient tirés chaque jour et collés sauvagement, transformant les murs des villes en un immense diaporama noir et blanc d'une mobilisation sociale sans précédent. 

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