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Jérusalem, qu'en pensez-vous? Une série d'entretiens sur la ville et ses évolutions

Par Thomas Haley

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CREDITS PHOTO

Toutes les photos sont de Thomas Haley, sauf la quatrième, sur les maisons démolies, qui est signée ©ICAHD

CREDITS VIDEO

Les vidéos sont signées Joseph Haley et Thomas Haley. Le montage a été effectué par Seamus Haley.

Remerciements à Sipa Press et Inflammable productions

Jérusalem, qu'en pensez-vous? Une série d'entretiens sur la ville et ses évolutions

Ray Dolphin dirige le bureau de l’Onu pour la coordination des affaires humanitaires à Jérusalem. En 1967, la guerre des Six jours permit à Israël de tripler sa superficie. La ville de Jérusalem englobe dorénavant Jérusalem ouest, Jérusalem Est et les alentours et fait 125 kilométrés carrés. Face à cette annexion de territoires, le Conseil de Sécurité de l'Onu promulgue les résolutions 476 et 478 déclarant que le statut de Jérusalem Est devait rester le même que celui de la Cisjordanie, c'est-à-dire, territoire occupé, et que toute tentative de l'Etat d'Israël de changer le statut de ces territoires sera considérée comme illégale. La Loi de Jérusalem, adoptée le 13 décembre 1980 par la Knesset, le parlement israélien, proclame non seulement Jérusalem capitale de l'Etat d'Israël une et indivisible, mais encore réaffirme les frontières de la ville dans le périmêtre conquis durant la guerre des Six jours.

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Daniel Luria est porte-parole de l'association de colons, Ateret Cohanim, qui œuvre à l'installation de familles juives à Jérusalem Est et, plus particulièrement, dans le quartier musulman de la vieille ville. Dans cette vidéo, il conduit un groupe de visiteurs pour leur montrer le travail de son organisation. L'installation de ces familles dans les quartiers arabes crée des tensions : ces juifs fondamentalistes pensent qu'en occupant ces maisons, ils ne font que revenir à l'époque de leurs ancêtres judéens et participent au processus de rédemption en attendant la venue du Messie. Du point de vue d'un juif fondamentaliste, l'ambition territoriale maximale d'Israël est justifiée car le peuple juif est choisi par Dieu.

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Fakhri Abou Diab est porte-parole du comité des habitants de Silwan. La municipalité de Jérusalem a programmé la démolition de 88 maisons dans le quartier d'al-Bustan pour faire place à un parking et un espace vert, éléments d'un énorme projet archéologique et de parc à thème Biblique. ELAD, une association de colons idéologiquement à droite, sous l'égide de l'autorité des antiquités, creuse depuis des années pour découvrir la Cité de David et prouver les origines juives de ce lieu. Ces excavations ainsi que l’installation de colons exacerbent les tensions dans le quartier. Plusieurs archéologues ainsi que les ONG des droits de l'homme dénoncent l'utilisation de l'archéologie pour déloger les habitants de ce quartier traditionnellement palestinien.

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Jeff Halper est co-fondateur et coordinateur du Comité israélien contre la démolition de maisons (ICAHD: Israeli Committee Against House Demolitions). Anthropologue de formation, Halper est issu des mouvements non-violents et pour la désobéissance civile pour les droits civiques des Noirs aux Etats-Unis. Des principes qu’il met en œuvre au sein d’ICAHD pour combattre l’occupation des territoires palestiniens par Israël. Il a théorisé le concept de la matrice du contrôle (Matrix of Control) pour expliquer comment Israël rend l’occupation quasiment invisible à travers des mesures administratives, économiques, et culturelles. L’action militaire apparaît comme simple maintenance de l’ordre public. A travers cette matrice, selon Halper, l’Etat effectue un transfert silencieux de la population palestinienne hors des frontières d’Israël.

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Né en France, le professeur Emmanuel Navon a immigré en Israël en 1993. Il enseigne les relations internationales à la faculté des sciences politiques de l'Université de Tel Aviv. Fervent défenseur de la droite israélienne, il se présente aux prochaines élections à la Knesset sous l'étiquette “nouveaux immigrants” du Likoud. Sur son blog, «For the Sake of Zion»  il écrivait notamment cet été que l'on ne pouvait pas se moquer de ceux qui croient qu'Elvis Presley est encore vivant et en même temps écouter ceux qui continuent de croire au socialisme, ou au processus de paix au Moyen Orient. Il maintient que les Palestiniens mènent une propagande très efficace contre l'Etat d'Israël depuis 40 ans, présentant l'Israël comme l'agresseur et les Palestiniens comme les victimes. «C'est pour cela que nous avons cette situation absurde aujourd'hui, dit-il, où Israël est condamné quand ce sont les Palestiniens qui disent 'Non' à la paix!»

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Lors de la conférence d'Annapolis, en novembre 2007, Palestiniens, Israéliens, et Américains, se sont mis d'accord sur l'idée d'une solution avec deux Etats. Restent cependant un certain nombre de problèmes: la frontière de Jérusalem et le statut du Mont du Temple/Haram Ash-Sharif, la frontière du futur Etat palestinien, les colonies israéliennes dans les territoires occupés et le retour des refugiés palestiniens. Dans son discours au Caire, le 4 juin 2009, Barack Obama a réiteré cette solution de deux Etats. Dix jours plus tard, Benjamin Nétanyahou, pour la première fois de sa carrière, accepte l'établissement d'un Etat palestinien à l'ouest du Jourdain. Et le 19 juillet 2009, il ajoute que Jérusalem resterait unie et sous souveraineté incontestable d'Israël. Réponse du négociateur palestinien, Saeb Ereket: Benjamin Nétanyahou «sait très bien qu'il n'y aura jamais la paix entre Israéliens et Palestiniens si Jérusalem Est n'est pas la capitale de l'Etat palestinien». Entretien avec Orly Noy, porte-parole de l’ONG israélienne Ir Amim :

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La photo en noir et blanc a été prise en 2004, au pied du mur, à Qalqilya, l’ancien jockey, Hamed Shraim racontait qu’il se sentait comme « un prisonnier dans une prison à ciel ouvert ».

De l'autre côté du mur, plus au sud, à Abu Dis, on retrouve dans la vidéo ci-dessous, Maya Guttman. Durant deux années et demi, elle a servi l'armée israélienne. Puis elle est devenue officier d'éducation militaire. Formée à l’histoire et aux sciences politiques à l’Université de Tel Aviv, Maya Guttman est aujourd'hui militante pour la paix le jour, et DJ la nuit. Dans cette vidéo, elle fait visiter Jérusalem Est à un groupe d’étrangers encadrés par l'ICAHD afin de leur montrer les effets de l’occupation israélienne. Elle s’interroge sur les sentiments de ses coreligionnaires de sa ville, Kfar Saba, située face à la ville palestinienne de Qalqilya et qui a subît trois attentats terroristes au début du deuxième intifada.

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